Mon DPE est en F : que faire en 2026 ? Le guide complet

Vous venez de recevoir votre DPE et la lettre F vous attend en haut du document. C'est désagréable, mais ce n'est ni une condamnation ni une urgence. Deux choses à regarder, dans cet ordre : ce que F change concrètement selon votre situation (vous habitez, vous louez, vous vendez), et, si votre logement est chauffé à l'électricité, si la réforme du 1er janvier 2026 ne vous a pas déjà fait passer en E ou en D. L'attestation est gratuite sur le site de l'ADEME.

Ce qu'« un DPE en F » signifie concrètement

Vous avez ouvert votre DPE et la lettre F vous saute aux yeux. Avant de paniquer, regardez ce qu'il y a derrière cette lettre, parce qu'elle ne raconte pas une seule histoire.

Le document DPE contient deux étiquettes. La première mesure la consommation d'énergie de votre logement (chauffage, eau chaude, climatisation, éclairage, ventilation), exprimée en kilowattheures d'énergie primaire par mètre carré et par an. La seconde mesure les émissions de gaz à effet de serre, en kilos équivalent CO₂ par mètre carré et par an. La classe officielle qui s'affiche en gros sur la première page retient toujours la pire des deux. Un peu comme un bulletin scolaire qui serait calé sur votre plus mauvaise matière, peu importe les autres.

Pour un logement de plus de 40 m² situé en dessous de 800 m d'altitude, voici à quoi correspondent les classes voisines :

Classe DPE Consommation d'énergie Émissions de CO₂
E 251 à 330 kWh/m²/an 51 à 70 kg CO₂/m²/an
F 331 à 420 kWh/m²/an 71 à 100 kg CO₂/m²/an
G plus de 420 kWh/m²/an plus de 100 kg CO₂/m²/an

Concrètement, votre logement peut être en F pour deux raisons très différentes. Soit il consomme beaucoup (mauvaise isolation, fenêtres simples, ventilation absente), et c'est l'étiquette énergie qui le plombe. Soit il consomme correctement mais avec une énergie polluante, typiquement une chaudière au fioul, et c'est l'étiquette climat qui fait basculer l'ensemble en F. Cette distinction n'est pas anecdotique : elle change complètement la nature des travaux qui vous feront sortir de F.

Vous n'êtes pas seul. Au 1er janvier 2025, environ 2,4 millions de résidences principales étaient classées F en France métropolitaine, soit 7,9 % du parc selon le Service des données et études statistiques du ministère (SDES, parc des logements par classe de performance énergétique au 1er janvier 2025). Si vous habitez dans un logement de moins de 40 m², sachez que des seuils spécifiques s'appliquent à votre cas depuis le 1er juillet 2024 (arrêté du 25 mars 2024), un peu moins sévères, pour corriger un biais qui pénalisait les petites surfaces. En Outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte), le calendrier d'interdiction de location est décalé : G en 2028, F en 2031.

F est donc une classe précise, pas une condamnation. Reste à voir ce qu'elle déclenche pour vous, et avant ça, à vérifier si elle est encore valable.

Avant tout : la réforme du 1er janvier 2026 a peut-être déjà déclassé votre F

Si votre logement est chauffé à l'électricité, ne lancez aucun chantier avant d'avoir fait cette vérification. Elle prend cinq minutes et elle peut tout changer. Un point rassurant d'emblée : la réforme ne peut qu'améliorer ou maintenir votre classe, jamais la dégrader.

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient qui convertit l'électricité consommée en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 (arrêté du 13 août 2025). Cette modification, technique en apparence, fait baisser mécaniquement la consommation d'énergie primaire affichée sur le DPE des logements chauffés à l'électricité, sans qu'un seul mur n'ait été isolé. D'après le communiqué interministériel du 26 août 2025, environ 850 000 logements devaient sortir du statut de passoire thermique grâce à ce seul changement de calcul. L'estimation a été révisée à la baisse par les services statistiques du ministère (SDES) en novembre 2025, autour de 700 000 résidences principales.

L'ADEME a mis en place une procédure gratuite. Vous allez sur l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME, vous entrez le numéro à 13 chiffres inscrit en haut de votre DPE, et vous téléchargez une attestation officielle qui indique votre nouvelle classe. Cette attestation se joint au DPE initial, garde la même durée de validité que lui, et a la même valeur juridique. Pas de nouvelle visite de diagnostiqueur, pas de frais, pas de délai. Elle est utilisable pour vendre, pour louer, ou pour déposer un dossier d'aide.

Trois précisions qui évitent les déceptions.

Cette attestation existe pour tous les DPE et audits réalisés entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2025. Les DPE plus anciens ne sont de toute façon plus valables depuis le 1er janvier 2025 : il vous faut un nouveau diagnostic. Les DPE édités à partir du 1er janvier 2026 intègrent directement le nouveau coefficient, donc aucune attestation supplémentaire n'est nécessaire. Si votre logement fait 40 m² ou moins, l'attestation ADEME peut aussi intégrer la correction des seuils petites surfaces issue de l'arrêté du 25 mars 2024 : les deux corrections sont cumulables dans un seul document.

Si votre logement est chauffé au gaz, au fioul ou au bois, la réforme ne change presque rien pour vous. L'attestation gratuite existe bien, mais elle ne modifiera pas votre classe dans l'immense majorité des cas, parce que c'est le coefficient de l'électricité qui a bougé, pas celui des autres énergies. Si vous chauffez au gaz mais que votre eau chaude est électrique (ballon thermodynamique ou ballon classique), la part électrique du calcul bénéficie du nouveau coefficient : le gain reste faible parce que la majorité de la consommation reste au gaz, mais il existe. Même sans ECS électrique, votre logement garde toujours une petite part électrique résiduelle (éclairage, ventilation, auxiliaires), mais son poids est trop faible pour faire bouger la classe.

Enfin, la réforme ne touche que l'étiquette énergie. Si votre F vient de l'étiquette climat (chauffage au fioul, par exemple), l'attestation gratuite ne changera pas grand-chose à votre situation. C'est pour ça qu'on parle ici d'une étape de vérification, pas d'une baguette magique.

Une fois ce point fait, vous savez si vous êtes toujours classé F. À partir de là, ce que F implique dépend de ce que vous faites de votre logement.

Ce que F change pour vous, selon votre situation

Un même DPE F ne dit pas la même chose à un propriétaire qui habite sa maison, à un bailleur qui loue son appartement, ou à quelqu'un qui prépare une vente. Voilà ce qui se joue dans chaque cas.

Si vous habitez votre logement

Si vous habitez votre logement, vous n'avez aucune obligation légale liée à la classe F. Vous pouvez rester chez vous aussi longtemps que vous voulez et n'avez pas à entreprendre de travaux. Les contraintes ne se déclenchent que si vous décidez de louer ou de vendre.

Deux choses peuvent quand même vous coûter cher si vous ne les regardez pas. La facture d'énergie d'abord. Pour le même usage, un logement en F a une consommation théorique deux à trois fois plus élevée qu'un logement en C (le DPE est calculé sur un scénario d'occupation standard, méthode 3CL-DPE 2021, et votre facture réelle peut s'écarter de cette estimation). Sur 100 m² mal isolés avec un chauffage tout électrique, c'est facilement 2 500 à 3 500 € par an pour les usages couverts par le DPE (chauffage, eau chaude, climatisation, éclairage, auxiliaires) ; en moyenne, un logement de 100 m² classé F est estimé entre 2 000 et 3 000 €/an tous combustibles confondus, là où un logement bien classé tournerait à 500 à 1 000 €. Le bloc « coût annuel d'énergie » sur la première page de votre DPE vous donne une estimation pour votre cas précis.

La valeur de revente ensuite. Selon le Bilan immobilier 2025 des Notaires de France (transactions 2024), la décote sur les logements énergivores s'est creusée ces dernières années. Une maison classée G se vend en moyenne 25 % moins cher qu'une maison équivalente classée D, une maison F environ 15 à 20 % moins cher. Pour les appartements, l'écart est plus modéré (G environ 12 % moins cher qu'un D). Plus marquée sur les maisons individuelles que sur les appartements en zone tendue. Si vous comptez vendre dans les cinq ans, l'écart se chiffre vite en dizaines de milliers d'euros.

Si vous envisagez des travaux, sachez qu'un DPE valide est exigé pour toute demande d'aide MaPrimeRénov', quel que soit le parcours.

Si vous louez ce logement

Votre F est encore louable en 2026, mais sous trois contraintes que beaucoup de bailleurs sous-estiment.

D'abord, votre loyer est gelé depuis le 24 août 2022 (loi Climat et Résilience, article 159, et décret 2022-1079 du 29 juillet 2022). Concrètement, vous ne pouvez pas augmenter le loyer entre deux locataires, vous ne pouvez pas l'indexer à la révision annuelle même si le bail le prévoit, vous ne pouvez pas le réévaluer au renouvellement, et vous ne pouvez pas appliquer de complément de loyer en zone tendue. Tant que le logement reste en F ou G, le loyer reste celui du dernier bail.

Ensuite, à partir du 1er janvier 2028, vous ne pourrez plus signer de nouveau bail F, ni renouveler un bail existant, ni laisser un bail se reconduire tacitement (loi Climat et Résilience, article 160). Un bail en cours peut aller à son terme. Mais dès qu'il faut le renouveler ou qu'il se reconduit tacitement après l'échéance, la règle se déclenche. Si votre bail arrive à échéance fin 2028 ou en 2029, anticiper de 12 à 18 mois sur la bascule, c'est le seul moyen d'éviter le scénario du logement inlouable avec un chantier qui n'a pas démarré.

Enfin, votre locataire peut déjà demander à ce que le logement soit mis en conformité avec le critère de décence énergétique en vigueur depuis le 1er janvier 2023, qui fixe un seuil de 450 kWh d'énergie finale par m² et par an (décret 2021-19 du 11 janvier 2021). En pratique, ce seuil concerne surtout les G mal isolés. Un F y échappe presque toujours, sauf cas extrême sur un logement de petite surface chauffé aux convecteurs. Mais il existe.

Un point d'actualité à connaître sans s'y précipiter. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté le 23 avril 2026 à Marseille un projet de loi « relance logement » qui rouvrirait la location aux F et G sous engagement contractuel de travaux, dans un délai de 3 ans pour une maison individuelle et 5 ans pour un appartement en copropriété. Tant que ce texte n'est pas voté, les règles décrites plus haut s'appliquent sans modification. Première lecture parlementaire prévue à l'été 2026 (vraisemblablement au Sénat), sans majorité acquise au gouvernement.

Si vous vendez ce logement

La vente reste libre, votre F ne ferme aucune porte. Mais elle déclenche une obligation supplémentaire.

Depuis le 1er avril 2023, vendre un logement classé F ou G impose de faire réaliser un audit énergétique réglementaire en plus du DPE. Depuis le 1er janvier 2025, cette obligation s'étend aux logements classés E (service-public.gouv.fr, fiche F37110). Vous devez remettre cet audit à l'acquéreur dès la première visite, et il sera annexé à la promesse de vente puis à l'acte authentique : sans audit, la signature chez le notaire ne peut pas se faire. L'audit propose au moins deux scénarios de travaux chiffrés, dont au moins un parcours dont l'étape finale doit permettre d'atteindre la classe B au DPE (sauf contraintes techniques, architecturales ou patrimoniales justifiées dans le rapport). Comptez 800 à 1 500 € en Île-de-France, davantage selon la complexité, et 5 ans de validité.

Attention au périmètre : cette obligation concerne les maisons individuelles et les immeubles d'habitation appartenant à un seul propriétaire (monopropriété). Si vous vendez un appartement dans une copropriété classique, l'audit énergétique réglementaire ne vous est pas demandé. C'est le DPE individuel de votre lot qui fait foi pour la vente, et le DPE collectif de l'immeuble est un document distinct qui ne déclenche aucune interdiction au niveau du lot.

En pratique, l'audit est devenu un argument de négociation systématique côté acheteur. Mieux vaut l'anticiper et arriver avec un dossier solide que le subir en cours de compromis.

Quelle que soit votre situation, la question suivante est la même : faut-il faire bouger ce F, et comment.

Sortir de F : par gestes ou rénovation d'ampleur ?

Passer de F à E demande déjà un saut de classe. Pour libérer vraiment votre logement des contraintes (gel des loyers, audit obligatoire, décote à la revente), viser E n'est qu'une étape, c'est plutôt D ou C qu'il faut chercher. Deux logiques s'offrent à vous : avancer geste par geste, ou faire une rénovation d'ampleur.

Critère Parcours par geste Parcours accompagné (rénovation d'ampleur)
Pour qui en F/G en 2026 Tous logements, toutes classes DPE. À partir du 1er janvier 2027, les maisons classées F/G perdront cet accès et basculeront vers le parcours accompagné Logements classés E, F ou G, construits depuis 15 ans ou plus (hors Outre-mer), pas de date limite d'accès
Travaux financés Un ou plusieurs gestes ciblés (PAC, isolation combles, VMC) Au moins 2 gestes d'isolation, plus chauffage ou ventilation
Gain DPE attendu Variable, souvent 1 classe Au moins 2 classes obligatoirement
Audit énergétique Non requis Obligatoire avant ET après travaux
Combien ça coûte De 5 000 à 20 000 € selon le geste De 15 000 à 60 000 € selon surface et classe visée
Aides en 2026 MaPrimeRénov' par geste + CEE + éco-PTZ (jusqu'à 50 000 €, cumulable) MaPrimeRénov' Parcours accompagné (dépend du revenu fiscal du foyer) + CEE + éco-PTZ
Point d'attention L'isolation des murs et la chaudière biomasse ne sont plus aidées en geste depuis le 1er janvier 2026 Bonus « sortie de passoire » de 10 % supprimé depuis le 30 septembre 2025

Pour le parcours par geste, un point important à clarifier : en 2026, il n'y a aucune restriction liée à la classe DPE, ni pour les maisons ni pour les appartements. Tout logement, quelle que soit son étiquette, peut y accéder pour financer un geste isolé (pompe à chaleur, fenêtres, eau chaude thermodynamique, ventilation...). Seule limite : depuis 2025, un même dossier ne peut porter que sur un seul geste, mais rien n'empêche cependant d'enchaîner plusieurs dossiers successifs pour combiner plusieurs travaux, y compris en appartement.

Ce n'est qu'à partir du 1er janvier 2027 que les choses changent, et seulement pour les maisons individuelles : celles classées F ou G perdront alors l'accès au parcours par geste et devront passer par le parcours accompagné pour financer leurs travaux. Les appartements ne sont pas concernés par cette échéance.

Le parcours accompagné impose plusieurs conditions cumulées en 2026 : logement classé E, F ou G avant travaux, construit depuis au moins 15 ans, gain minimum de 2 classes après travaux, et au moins 2 gestes d'isolation parmi 4 typologies de parois (toiture, fenêtres/menuiseries, plancher bas, murs). S'ajoutent les exigences de procédure : audit énergétique avant et après travaux, accompagnement obligatoire par un Mon Accompagnateur Rénov' (MAR), rendez-vous gratuit en espace conseil France Rénov' obligatoire avant tout dépôt. Côté chauffage, plus de fioul ou de charbon conservé après travaux, et plus de chauffage gaz installé après travaux à partir du 1er septembre 2026. Le dispositif ne s'applique pas en Outre-mer.

Quel geste fait gagner quoi ? Tout dépend de l'état actuel de votre logement, mais quelques ordres de grandeur aident à se repérer. L'isolation des combles ou des murs peut faire gagner une à deux classes sur un logement très mal isolé. Le remplacement d'une chaudière fioul par une pompe à chaleur fait souvent gagner une à deux classes parce qu'il agit à la fois sur l'étiquette énergie et sur l'étiquette climat. Le changement de fenêtres pèsent davantage sur le confort que sur la classe affichée.

Chez Le Bon Scénario, on observe qu'une bonne sortie de F commence toujours par une étape de cadrage, jamais par un devis travaux. Une pompe à chaleur posée dans une maison mal isolée donnera de mauvais résultats. Une isolation parfaite avec une chaudière fioul ne fera pas tomber l'étiquette climat. C'est comme chauffer la maison fenêtres ouvertes : peu importe la puissance du chauffage, ça part par les murs. Le bon scénario, c'est celui qui regarde l'ensemble avant de toucher à une seule pièce.

Le premier pas concret, sans se ruiner

Vous avez compris ce qu'est un F, ce qu'il vous coûte selon votre situation, et les deux grandes voies pour en sortir. Il reste à ne pas commencer par le mauvais bout. Trois étapes, dans cet ordre, suffisent à se mettre en mouvement sans engager un euro mal placé.

Première étape : vérifier votre étiquette actuelle. Allez sur l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME, entrez le numéro à 13 chiffres de votre DPE, et téléchargez l'attestation de nouvelle étiquette si elle existe pour votre logement. Si vous êtes chauffé à l'électricité, vous découvrirez peut-être que vous n'êtes plus en F. Si vous l'êtes au gaz, au fioul ou au bois, vous le saurez aussi dans l'immense majorité des cas, et vous éviterez d'attendre une bonne nouvelle qui ne viendra pas. Cinq minutes, zéro euro.

Deuxième étape : cadrer le projet avant de parler travaux. C'est là que la plupart des dossiers partent mal : un devis de pompe à chaleur ou une isolation de combles arrivent avant même que la question "garder, louer ou vendre" soit tranchée, et avant de savoir si votre budget doit intégrer un délai d'aides ou pas. Chez Le Bon Scénario, on prend cette étape à l'envers : quel horizon pour le bien, quel budget disponible, quelle urgence (un bail qui arrive à échéance en 2028 ne se traite pas comme un logement que vous occupez sans contrainte de date), et quel geste a le plus d'impact sur votre étiquette précise — énergie ou climat. C'est ce cadrage qui détermine ensuite si les aides ont un intérêt dans votre cas ou si elles ralentissent inutilement un projet que vous voulez mener vite.

Troisième étape : décider, avec ce cadrage en main, si les aides valent le détour. MaPrimeRénov' peut représenter plusieurs milliers d'euros, mais le parcours accompagné impose un audit avant/après et un rendez-vous obligatoire avec un conseiller France Rénov', avec des délais qui ne conviennent pas à tous les projets. Si vous êtes bailleur et pressé par une échéance de bail, ou si vous préférez autofinancer pour aller plus vite, cette étape peut être écartée ou traitée en parallèle plutôt qu'en préalable. C'est une décision de projet, pas une case à cocher automatiquement.

Ce qu'on cherche à éviter, à chaque étape, c'est la précipitation. Un F n'est pas une urgence en soi. C'est une situation à arbitrer, sur des données précises, en regardant les bons chiffres pour votre logement.

Ce qu'il faut garder en tête

  • Un DPE F correspond à une consommation comprise entre 331 et 420 kWh d'énergie primaire par m² et par an, ou à des émissions entre 71 et 100 kg de CO₂ par m² et par an. C'est la pire des deux étiquettes qui détermine la classe finale.
  • Si votre logement est chauffé à l'électricité, vérifiez d'abord sur observatoire-dpe-audit.ademe.fr si la réforme du 1er janvier 2026 vous a fait passer en E ou en D. L'attestation est gratuite et a la même valeur qu'un nouveau DPE.
  • En métropole, un F reste louable jusqu'au 1er janvier 2028, mais son loyer est gelé depuis 2022. La vente reste libre, à condition de fournir un audit énergétique réglementaire si vous vendez une maison ou un immeuble en monopropriété.
  • Pour sortir de F, plusieurs voies, aidées ou non. Le parcours par geste (travaux isolés) est ouvert à tous les logements, toutes classes DPE, en 2026. Les maisons F/G perdront cet accès libre au 1er janvier 2027. Le parcours accompagné (rénovation globale, gain de 2 classes minimum, audit obligatoire) est réservé aux logements classés E, F ou G. Rien n'oblige à passer par l'un ou l'autre : le choix dépend de votre budget, votre calendrier, et si l'attente d'une aide a du sens pour votre projet.
  • Avant tout chantier, deux étapes gratuites : l'attestation ADEME et le rendez-vous France Rénov'.

Sources

  • Arrêté du 31 mars 2021 relatif au DPE pour les bâtiments à usage d'habitation en France métropolitaine (Légifrance)
  • Arrêté du 13 août 2025 modifiant le facteur de conversion de l'énergie finale en énergie primaire de l'électricité (Légifrance)
  • Décret n° 2021-19 du 11 janvier 2021 relatif au critère de performance énergétique dans la définition du logement décent (Légifrance)
  • Décret n° 2025-956 du 8 septembre 2025 modifiant le régime de MaPrimeRénov' (Légifrance)
  • Audit énergétique réglementaire (Ministère de la Transition écologique)
  • Calcul du DPE : les nouveautés au 1er janvier 2026 (Service-Public.fr)
  • Le parc de logements par classe de performance énergétique au 1er janvier 2025 (SDES/ONRE)
  • Observatoire DPE-Audit de l'ADEME